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Les textes du bouddhisme / page 2
Au fil des siècles
apparurent de nouveaux courants présentant leurs textes de référence
comme l’expression ultime de l’enseignement du Bouddha (sous sa
forme sambhogakaya ou dharmakaya) remplaçant tous les précédents.
Ainsi les écoles basées sur le Sūtra du Lotus et l’Avatamsaka, ou le
kalachakra, le dzogchen ou le mahamudra dans la tradition tibétaine.
Ces courants définissent parfois leur enseignement comme ekayana, «
voie unique » qui englobe toutes les autres, hinayana, mahayana et
vajrayana.
Les différents niveaux
de textes sont souvent comparés à des tours de roue successifs, par
référence au premier sermon du Bouddha dans le Parc aux daims,
assimilé à la mise en branle de la roue de la loi. Cette division en
trois tours apparaît tout d’abord dans les textes yogaçara
développant la doctrine de vijnapti-matra, dont le plus ancien
restant est le Sandhinirmocana Sūtra (IIe siècle) : aux textes de la
première époque (Agamas) succède une deuxième roue, les soutras de
type prajnaparamita ; la troisième roue est bien sûr constituée des
textes exposant la doctrine vijnapti-matra.
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Ce concept sera repris
par différents courants. Ainsi, pour les courants chan et zen, la
troisième roue est représentée par les textes développant le concept
de tathagatagharba (nature de bouddha universelle), dont le Sūtra
Lankavatara ; les écoles vajrayana considèrent que la troisième roue
se concrétise dans les tantras. Selon le bouddhisme Shingon, le
premier niveau est constitué des sûtras dictés par le Bouddha
historique nirmanakaya ; ensuite viennent les sûtras mahayana tels
que le Sutra du Lotus attribué au sambhogakaya sous la forme de
différents bouddhas ; le niveau supérieur est constitué des tantras
vajrayana, enseignement parfait du dharmakaya.
Textes du theravâda
Les theravâdins se servent des textes les plus anciens, écrits en
pāli et compilés sous l'appellation Tipitaka (en sanskrit
Tripitaka), les « trois corbeilles », qui sont :
1. Le Sutta Pitaka, en cinq collections, contenant les
discours du Bouddha ;
2. Le Vinaya Pitaka,
en cinq volumes, contenant des règles de discipline pour le Sangha
des moines et nonnes bouddhistes ;
3. L'Abhidhamma
Pitaka, en sept volumes, contenant une systématisation
philosophique de l'enseignement du Bouddha.
Textes du Mahâyâna
Les sûtras mahāyāna sont très nombreux, au nombre de six cents
environ. Les corpus chinois et tibétains sont les plus complets, les
textes en sanscrit moins nombreux. Récemment ont été découverts
quelques textes anciens en prakrit.
Certains (Sûtra du Diamant et Sûtra du Cœur notamment), sont récités
quotidiennement dans de grandes parties du monde bouddhiste ;
d'autres sont plus spécifiquement liés à certains courants.
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Textes provenant du
Bouddha
• Sûtras tirés du plus ancien corpus mahayana, la littérature
prajnaparamitra insistant sur la notion de sunyata
Le Sûtra du Cœur, qui est probablement le texte bouddhique le plus
connu
Le Sûtra du Diamant
Le Sûtra du Lotus, écriture importante de certaines écoles chinoises
(Tiantai) et japonaises (Tendai, Nichiren, Soka Gakkai), considéré
par ces écoles comme le dernier dicté par le Bouddha, summum de son
enseignement
• Le Sûtra de l'Ornementation Fleurie (Avatamsaka Sûtra), écriture
de référence des écoles Huayan (Chine) et Kegon (Japon), qui le
considèrent comme le premier témoignage du Bouddha juste après le
nirvana, donc le plus précieux ; il s’agit d’un ouvrage composite
dont certaines sections sont à l’origine des textes indépendants,
comme le Sûtra des Dix Terres (Dashabhumikasutra)
• Le Sûtra Mahaparinirvana, un des textes qui expose la présence
universelle chez les êtres vivants de la nature de bouddha
tathagatagarbha
• Les sûtras de la Terre Pure : Grand Sukhavati-vyuha Sūtra, (Sūtra
de Vie-Infinie), Sūtra d'Amita et Sūtra Amitayurdyhana (Sūtra des
contemplations)
• Le Sûtra Shurangama qui a influencé les courants Tiantai et Chan
est un samadhi sutra, sûtra de méditation
• Le Suvarnaprabhasa Sūtra (Sutra de la Confession ou Sutra de la
Lumière d’or) joua un rôle très important au Japon où sa récitation
par le souverain était censée protéger le pays
• Le Sûtra Lankavatara, sûtra de référence de la première école chan
• L'Enseignement de Vimalakirti (Vimalakirtinirdesasutra), dans
lequel s’expriment le Bouddha et Vimalakirti, un sage laïque, expose
la supériorité du mahayana sur le hinayana

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