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Les textes bouddhistes

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Les écrits et textes sacrés du bouddhisme.

Le Bouddha n'ayant rien écrit lui même, ce sont les moines qui depuis environs 2500 ans conservent les textes sacrés et les récits qui se rapportent à la doctrine du bouddhisme. La transmission de la parole du Bouddha s'est faite oralement pendant de nombreuses années avant que les premiers textes du canon pali ne soient rédigés. Les tout premiers textes furent d'abord écrits en prakrits, langue proche du sanskrit, dont le pali fait partie dans le canon theravada. Le canon s'enrichira par la suite de textes en sanskrit, en chinois et en tibétain.

Ces textes se sont longtemps transmis à travers des copies successives. En ce qui concerne le canon pāli, le climat d’Asie du Sud-est et du sud de l’Inde était particulièrement défavorable à la conservation des supports végétaux (feuilles, écorces) sur lequel il était couché. La Pali Text Society fondée au XIXe siècle pour l’étude et la traduction en anglais de ce canon n’a pas trouvé d’exemplaire antérieur au XVIIIe siècle. Les fragments de textes bouddhiques les plus anciens connus à ce jour, un Abhidhamma sarvastivadin sur écorce de bouleau, datent des deux premiers siècles de notre ère et proviendraient du Gandhara où ils auraient été conservés dans des jarres de terre.

Le bouddhisme Theravâda se sert des textes les plus anciens en pāli, compilés sous l'appellation Tipitaka (sanscrit Tripitaka). Récités régulièrement par des générations de moines avant d’être couchés par écrit, ils contiendraient les discours authentiques du Bouddha (Sutta) et les règles monastiques (Vinaya) par lui instaurées, ainsi que des commentaires et exégèses (Abhidhamma) plus tardives. Le bouddhisme Mahāyāna, d’apparition ultérieure, s’appuie sur des textes Sutta et Vinaya, mais également sur un grand nombre d’autres qui lui sont propres, composés en majorité durant le premier millénaire de l’ère chrétienne.

Les plus importants d'entre eux sont des sûtras. Ce mot sanscrit, équivalent du pāli Sutta, se traduit par jīng en chinois, kyō en japonais et Mdo en tibétain. Bien qu'il aient été écrits par des maîtres éveillés dans les premiers siècles de l’ère chrétienne, leur contenu est généralement considéré comme la parole du Bouddha historique transmise secrètement (parfois par des créatures fantastiques comme les Nagas) pendant plusieurs siècles avants d’être révélée au monde, ou comme l’enseignement d’un autre bouddha ou d’un bodhisattva. Les tantras du vajrayana, écrits à partir du IVe siècle, sont également considérés comme provenant du Bouddha.

Outre les Sûtras et les Tantras, il existe dans le mahayana des textes attribués à des philosophes, moines ou pratiquants laïques. Ils occupent une place très importante dans certains courants. On trouve parmi eux de nombreux commentaires de sûtras, des commentaires de commentaires, divers traités, ainsi que des textes exprimant l’expérience des rituels et de la méditation à travers des styles poétiques comme les caryagitis du vajrayana (ex: Les cent mille chants de Milarépa) ou les koans du zen. Beaucoup remontent aux premiers siècles de l’ère chrétienne, mais les ouvrages de maîtres japonais ou tibétains peuvent dater des premiers siècles du deuxième millénaire.

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Si les theravadin ne reconnaissent que les textes du Tipitaka, les plus anciens donc les seuls selon eux à renfermer la doctrine authentique des origines, la tradition ahayana (et vajrayana) considère, quant à elle, que Gautama Bouddha a dispensé son enseignement selon différents niveaux pour l’adapter aux différents degrés d’avancement spirituel de ses disciples. Selon cette perspective, les suttas hinayana du Tipitaka sont destinés à un auditoire moins avancé, les sûtras mahayana aux disciples les plus avancés. À l’intérieur du mahayana, le vajrayana considère les tantras comme supérieurs aux sûtras.

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