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Histoire du bouddhisme - page6

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Diffusion du bouddhisme en Asie Centrale.

Le gréco-bouddhisme est un syncrétisme entre la culture hellénistique et le bouddhisme qui se développa sur une période de près de 800 ans en Asie centrale, dans la région correspondant aux actuels Afghanistan et Pakistan, entre le IVe siècle avant J.-C. et le Ve siècle de l'ère chrétienne. Le gréco-bouddhisme influença le développement artistique (et peut-être conceptuel) du bouddhisme, en particulier de la branche mahayana, avant son expansion à partir du Ier siècle en Asie centrale et en Asie du nord-est, puis en Chine, en Corée et au Japon.

Bouddhisme en Chine:

En Chine, si des premiers textes sont traduits dès le Ier siècle, la diffusion ne commencera réellement qu'au IVe siècle, après la traduction de l'œuvre de Nagarjuna. C'est en Chine que les grands courants du mahayana à l'origine des écoles japonaises et des bouddhismes coréen et vietnamien ont pris leur essor : Amidisme, Chan / Zen, Tiantai / Tendai. C'est également en Chine que Kobo Daishi a été initié au courant Shingon. L'influence du bouddhisme n'a cessé de fluctuer suivant les dynasties souveraines : plutôt favorisée par les mongols et les mandchous et plutôt combattue par les Ming. Comme toutes les religions, il a subi une vive opposition de la part de la Chine communiste jusqu’à la fin des années 1970, avant d'être réadmis dans la société, dûment encadré.

Au Japon:

D'après la légende, l'introduction du bouddhisme au pays du soleil levant aurait eu lieu en 552, lorsqu'un souverain de Corée envoya au souverain du Yamato une statue de bouddha en bronze doré accompagnée de textes bouddhistes. En 592, après des luttes d'influence avec le Shintō, le bouddhisme fut déclaré religion d' État. Le bouddhisme japonais comprend 12 écoles principales, que l'on classe d'après leur époque d'apparition.

Pendant la période Nara, naissance des écoles bouddhiques Kucha (fondée sur l'Abhidharma-koça de Vasubandhu), Jojitsu (fondé sur le satyasiddhi-çastra de Harivarman), Ritsu (fondée sur l'observance de la discipline "vinaya"du petit véhicule), Hosso (Dharmalaksana "Vijnanavada"), Sanron (sur les 3 sastras fondamentaux de l'école de la vacuité "Madhyâmika"), Kégon (fondée sur l' Avatamsaka sutra) . Les quatre premières appartiennent à la tradition indienne du bouddhisme ; Kusha suit de façon tout à fait nette la tradition du petit véhicule ; Jojitsu s'inscrit dans une zone de transition entre petit et grand véhicule ; Hosso et Sanron, tout comme Kégon qui trouve ses origines en Sérinde et en Chine, appartiennent au grand véhicule.

Durant la période Heian, on assiste à la fondation de deux nouveaux courants par des moines revenus de Chine : le Tendaï (Tien Taï, "terrasse céleste", nom du lieu où est née l'école chinoise Tiantai ), basé sur le Saddharma pundarika sutra ou Sutra du Lotus, suite au voyage de Saichō Kogyo Daishi, et le Shingon, courant vajrayana fondé par Kūkaï Kobo Daïshi qui s'était rendu en Chine en 804 et en rapporta le Vajrasekhara sutra qu'il associa au Tantra de Vairocana, Mahavairocanabhisambodhi tantra, pour en faire la base de son enseignement.
L'époque Kamakura est celle de l'introduction du Zen en provenance de Chine à partir de deux écoles : le Rinzai par le moine Eisaï et le Soto par Dogen. Deux courant inspirés par l'Amidisme chinois naissent, le Jodo sous l'impulsion d'Honen et le bouddhisme Shin par Shinran. À la même époque se développe une école portant le nom de son fondateur, Nichiren, qui désire revenir à une pratique uniquement centrée sur le Sutra du lotus, déjà popularisé à l'époque Heian par le Tendaï. Toujours à la même période, le Shugendo, voie des ascètes des montagnes, les Yamabushis, connait un important développement.

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