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Différentes formes de bouddhisme

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Le bouddhisme Theravada.

Le bouddhisme theravâda, en pāli « doctrine des Anciens », sanskrit sthaviravāda est la forme de bouddhisme dominante en Asie du Sud et du Sud-Est (Sri Lanka, Thaïlande, Cambodge, Myanmar, Laos, parties du Vietnam), parmi les Chinois d’Indonésie et de Malaisie ainsi que chez certaines ethnies du sud-ouest de la Chine.

Son implantation en Occident est plus récente que celle des courants zen ou Vajrayâna. Comme son nom l’indique, il se veut l’héritier de la doctrine originelle du Bouddha. À cet égard, il est apparenté aux courants définis comme Hinayâna par le bouddhisme Mahâyâna apparu au début de l’ère chrétienne.

Hiinayâna et Theravâda sont des termes souvent employés l’un pour l’autre, malgré les objections de nombreux pratiquants du Theravâda. La « doctrine des Anciens » s'appuie sur un canon rédigé en pāli nommé Triple corbeille ou Tipitaka, comprenant de nombreux textes basés sur les paroles du Bouddha, recueillies par ses contemporains mais retranscrites bien plus tard.

La doctrine du Theravâda explique comment accéder soi-même à la délivrance en devenant un arahant (personne délivrée parce qu'elle a suivi la voie enseignée par le Bouddha sans bénéficier de l'omniscience), un bodhisatta (personne qui cherche absolument à devenir un bouddha pour enseigner en pratiquant les vertus dites pāramita) ou un sambuddha (« bouddha parfait », personne qui, possédant une compréhension parfaite des enseignements du Bouddha, accède à l'éveil et peut enseigner). Elle rejette catégoriquement l'idée d'un dieu créateur et tout puissant, ainsi que l'idée d'un salut obtenu par la seule dévotion et le culte des reliques.

En effet d'après le canon pāli, le Bouddha aurait dit : « On est son propre refuge, qui d'autre pourrait être le refuge » (Dhammapada, XII, 4). Cela signifie qu'on ne peut attendre de personne l'obtention de l'illumination, il faut chercher en soi-même la vérité et pour atteindre ce but suivre le noble sentier octuple.

Bouddhisme Mahayana.

Mahāyāna est un terme sanskrit signifiant « grand véhicule » Le bouddhisme mahāyāna apparaît vers le début de l’ère chrétienne dans l'Empire kouchan et dans le Nord de l’Inde, d’où il se répand rapidement au Tarim et en Chine, avant de se diffuser dans le reste de l’Extrême-Orient. Le Vajrayāna, sa forme tantrique, apparaît en Inde avant le IVe siècle, pénètre au Tibet entre le VIIe et le VIIIe siècle, puis en Mongolie, et, via la Chine où il laisse peu de traces, en Corée et au Japon à partir du VIIIe siècle.

Bouddhisme Hinayana et Vajrayana.

Hînayâna ou « Petit Véhicule », est un terme sanskrit couramment employé pour désigner le bouddhisme Theravâda et les écoles anciennes, bien que cet emploi soit parfois contesté, en particulier par les pratiquants du Theravâda.

Le terme désignait à l’origine (Ier-IIe siècles) une perspective individuelle (par opposition à universelle) de la libération, et non un courant défini. Par la suite, il a été appliqué par les pratiquants du bouddhisme mahâyâna ou « Grand Véhicule » à tous les courants qui semblaient privilégier comme but de la pratique la libération individuelle plutôt que la libération universelle de tous les êtres, et dont le seul survivant actuel est le Theravâda. Ce terme peut parfois avoir une connotation péjorative, définissant le Hînayâna comme « égoïste » par rapport au Mahâyâna « altruiste ». Par ailleurs, la pertinence historique de son application au Theravâda a été critiquée.

Source principale de l'article: Wikipedia

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