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Le Bouddha - page2

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Le Bouddha, le prince Siddhârta accède à l'éveil.

Le noble Siddhartha fut donc obligé de montrer des talents que sa modestie avait cachés jusque là. Il fut décidé de réunir cinq cent des plus distingués parmi les jeunes de la caste des Cakyas et la belle Gopta fut promise au vainqueur. Le prince Siddhartha Gautama l’emporta facilement sur ses rivaux dans le domaine des arts comme l’écriture, l’arithmétique, la grammaire, la connaissance des Védas, des systèmes philosophiques, la morale, etc. Et des exercices de l’esprit passant par ceux du corps, il resta victorieux de tous ses compagnons. La belle Gopta fut le prix de ce triomphe et fut déclarée la première des épouses du prince Siddhartha.

Quelque heureuse que fut cette union contractée, elle ne pouvait détourner Siddhartha des desseins qu’il avait longtemps formés. Le roi Couddhodana devinait les projets qui agitaient le cœur de son fils mais il ne pu rien empêcher. Siddhartha passait de plus en plus de temps hors de son palais, tantôt au jardin de Lumbini, tantôt dans la nature, à méditer. C’est en une nuit qu’il prit sa résolution. Il alla voir son père et lui dit les mots suivants : « Seigneur, voilà que le temps de mon apparition dans le monde est arrivé. N’y faites point obstacle et n’en ayez point de chagrin. Souffrez Ô roi, ainsi que votre famille et votre peuple, souffrez que je m’éloigne ».C’est à l’age de vingt neuf ans que Siddhartha s’enfuit une nuit du palais et marcha longuement.

Arrivé seul à la lisière d’une forêt, le prince voulu se dépouiller des derniers insignes de sa caste et de son sang. Il se coupa d’abord les cheveux qu’il jeta au vent. Un religieux ne pouvait plus porter la chevelure d’un guerrier. Puis, trouvant que ses vêtements précieux ne lui convenaient pas, il les échangea avec un chasseur qui en avait de tout usés en peau de cerf, de couleur jaune.

Le jeune prince commença sa vie d’ascète en séjournant chez plusieurs Brahmanes qui lui offrirent l’hospitalité. Il eut ensuite ses cinq premiers disciples, séduits par son enseignement et la clarté de ses leçons. C’est avec eux que Siddhartha se soumit plusieurs années aux austérités et aux mortifications. C’est au terme de six ans de privations, de souffrances inouïes et de jeunes accablants qu’il se persuada que l’ascétisme n’était point la voie qui mène à l’intelligence accomplie. Il résolut alors de cesser des pratiques aussi insensées et reprit une nourriture abondante. Il recouvra en peu de temps la force et la beauté.

Ces cinq disciples qui lui étaient restés fidèles et l’avaient imité furent scandalisés de sa faiblesse et l’abandonnèrent pour s’en aller à Bénarès. Dans une de ses fréquentes extases qu’avait le jeune solitaire, après une méditation qui semble avoir duré presque sans interruption pendant une semaine, Siddhartha crut pouvoir, dans toute la sincérité de son cœur, se répondre à lui-même affirmativement :

Oui, il avait enfin trouvé la voie forte du grand homme, la voie du sacrifice des sens, la voie de la bénédiction et de la vertu, la voie sans tache, sans envie, sans ignorance et sans passion, la voie qui montre le chemin de la délivrance. Siddharta pensa à ce moment pouvoir se dire qu’il était enfin le Bouddha parfaitement accompli, le sage dans toute sa pureté. L’endroit précis ou se révela le Bouddha est le Bodhimanda, c'est-à-dire le siège de l’intelligence. Plus précisément sous l’arbre de l’intelligence, un figuier, appelé aussi Bodhidrouma. A ce moment, une religion nouvelle était né. Le Bouddha avait alors 36 ans.

C’est à Bénares que le Bouddha prêcha pour la première fois et fit tourner la roue de la loi, langage symbolique adopté par tous les bousshistes. Cakyamouni passera ensuite la majeure partie de sa vie, soit environs quarante ans dans les royaumes de Magadha et de Koçala, au nord du gange. Les rois de ces deux contrées le protégeront et se convertiront au bouddhisme. Malgré ce soutien, le Bouddha eut souvent à faire face aux luttes les plus vives et persévérantes avec les Brahmanes.C’est à l’age de 80 ans que le Bouddha trouva la mort dans le royaume de Koucinagara. Les funérailles qui lui furent faites eurent toute la sollenité de celles qu’on reservait aux monarques souverains de l’époque.

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