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Le Bouddha

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Naissance de Siddhârta Gautama, histoire de celui qui deviendra le futur Bouddha.

C’est dans le courant du septième siècle avant notre ère que naît le bouddha (Sakyamuni), dans la ville de Kapilavastou, capitale d’un royaume dans l’Inde centrale au pied des montagnes du Népal et au nord de l’Inde actuelle. Son père, Couddhodana de la famille des Cakyas et issu de la race des Gotamides était roi de cette contrée. La mère du Bouddha, Maya Devi, était fille du roi Souprabouddha. On dit que sa beauté était telle qu’on lui avait donné ce surnom de Maya ou l’illusion parce que son corps semblait être le produit d’une illusion ravissante. Les talents et vertus de Maya Dévi surpassaient encore sa beauté, et elle réunissait les qualités les plus hautes et les plus rares de l’intelligence et de la piété. Le roi Couddhodana était digne d’une telle compagne, et roi de la loi, il commandait selon la loi. Dans le pays des Cakyas, pas un prince n’était honoré et respecté autant que lui. Telle était la noble famille dans la quelle devait naître le libérateur. Il appartenait donc à la caste des Kshattriyas (guerriers) et lorsque plus tard il embrassa la vie ascétique, on le nomma Cakyamouni pour rappeler son illustre origine.

Son nom personnel était Siddharta ou Sarvarithasiddha et il conserva ce son tout le temps qu’il resta près de sa famille à Kapilavastou comme prince royal. Plus tard, il échangera ce nom Siddharta pour d’autres plus glorieux. C’est sous un arbre, dans un jardin de plaisance appelé jardin de Loumbini que la reine mère donna naissance à Siddharta. Mais affaiblie sans doute par les austérités auxquelles elle s’était livrée durant sa grossesse, Maya Dévi mourut sept jours après sa naissance. La légende dira par la suite que ce fût pour ne pas avoir le cœur brisé de voir son fils la quitter par aller errer en mendiant.

L’orphelin fut alors confié aux soins de sa tante maternelle Pradjapati Gaoutami, qui était elle aussi une des femmes de son père et qui deviendrait plus tard, au temps de la prédication du Bouddha, une de ses adhérentes les plus dévouées. Lors de ses études aux écoles d’écriture, Siddharta se montra plus habile que ses maîtres et l’un d’eux déclara un jour qu’il n’avait plus rien à apprendre. L’age arriva ou le jeune prince du se marier. Certains de la famille des Cakyas se souvenaient de la prédiction des Brahmanes, qui avaient annoncé que Siddhartha pourrait renoncer à la couronne pour devenir ascète. Ils allèrent donc prier le roi de marier son fils le plus tôt possible afin d’assurer l’avenir de la race. Ils espéraient enchaîner le jeune homme au trône par un mariage précoce. Mais le roi n’osa pas parler lui-même à Siddhartha, il confia cette tache aux gens de sa caste de s’entendre avec lui et de lui faire la proposition à laquelle ils attachaient tant d’importance. Siddhartha qui redoutait les maux du désir, plus dangereux encore que le poison, demanda sept jours pour réfléchir.

Au terme de sa réflexion, Siddhartha consentit à la prière qu’on lui adressait, et n’opposa à son union qu’une seule condition : La femme qu’on lui offrirait ne serait pas une créature vulgaire et sans retenue, peu importe d’ailleurs de quelle caste elle serait pourvu qu’elle soit dotée des qualités qu’il désirait.

Le pourohita ou prêtre domestique du roi fut chargé de parcourir toutes les maisons de Kapilavastou et de découvrir celle qui remplirait le mieux les vœux du prince. Il en présenta certaines au prince et l’une d’elle fut distinguée par lui et le roi donna rapidement son consentement au mariage. Mais Dandapani, le père de la jeune fille, lui aussi de la caste des Cakyas se montra moins facile. Il estime que Siddhartha ne possède que peu de talents et vit dans l’oisiveté du palais hors il ne souhaite offrir sa fille qu’a un homme qui fasse preuve de talents en tous genres et qui serait habile dans les arts.

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