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Bouddhisme Hinayana et Vajrayana
Hînayâna ou «
Petit Véhicule », est un terme sanskrit couramment employé pour
désigner le bouddhisme theravâda et les écoles anciennes, bien que
cet emploi soit parfois contesté, en particulier par les pratiquants
du theravâda.
Le terme désignait à l’origine (Ier-IIe siècles) une perspective
individuelle (par opposition à universelle) de la libération, et non
un courant défini. Par la suite, il a été appliqué par les
pratiquants du bouddhisme mahâyâna ou « Grand Véhicule » à tous les
courants qui semblaient privilégier comme but de la pratique la
libération individuelle plutôt que la libération universelle de tous
les êtres, et dont le seul survivant actuel est le theravâda. Ce
terme peut parfois avoir une connotation péjorative, définissant le
hînayâna comme « égoïste » par rapport au mahâyâna « altruiste ».
Par ailleurs, la pertinence historique de son application au
theravâda a été critiquée. Selon des spécialistes comme Walpola
Rahula, le courant theravâda, qui s’est développé à partir de la
première école sri-lankaise, n’est pas l’héritier direct des
courants indiens qualifiés d’hînayâna dans les textes mahâyâna.
Quant aux écoles anciennes, on a en fait peu d'informations précises
sur leurs doctrines.
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Pour ces raisons il est
encore préférable d'appeler les écoles du salut individuel: véhicule
des «Auditeurs», Shrāvakayāna, où auditeur désigne les moines et
disciples qui ont reçu -écouté- et mis en pratique les enseignements
du Bouddha. Une autre étymologie fait des shrāvakas des déclarants,
c'est-à-dire qu'ils ont affirmé leur prise de refuge dans les Trois
joyaux.
On peut encore l'appeler voie des «Arhats» (pali:Arahant), les
méritants qui ont accompli l'enseignement, qui ont radicalement
vaincu et éliminé les illusions et passions, se sont extirpé du
courant du samsāra, et ont donc atteint le Nirvāna, l'idéal même de
cette voie.
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Le Vajrayāna
est une forme de bouddhisme ésotérique, nommée aussi « bouddhisme
tantrique », dont la compréhension nécessite la maîtrise du Mahāyāna
et du Hīnayāna. Il contient des éléments qui l'apparente à
l'Hindouisme et particulièrement au Shivaïsme cachemirien. Au Tibet,
le Vajrayāna et le Bön, religion locale, se sont eux aussi
influencés réciproquement.
Son nom sanskrit signifie « véhicule », yāna, de vajra, c'est-à-dire
à la fois de « diamant », indestructible et brillant comme l'ultime
réalité, et de « foudre », destructrice de l’ignorance, et voie
d'une rapidité fulgurante . On appelle aussi ce véhicule mantrayāna
et tantrayāna, puisqu’il fait appel aux mantras et tantras; on
trouve aussi le nom guhyayāna « véhicule secret » donc ésotérique,
traduit en chinois par mìzōng 密宗 et en japonais par mikkyo.Source:
Wikipedia
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